Et le temps passe …

Le temps passe, mes blogs favoris ne cessent d’enchaîner des articles, tous plus intéressants les uns que les autres, tandis que je peine depuis des semaines des mois à ne serait-ce que publier un post.

Je dois bien avoir une poignée de pages perdues dans mes brouillons qui réinventent toujours la même excuse – je n’écris pas parce-que j’ai perdu mes lecteurs principaux.

Et puis Selma m’a gentiment prit par la main via un gentil commentaire … alors ce soir, quoiqu’il arrive, si Dieu le veut, je publierai quelque chose. En attendant de retrouver l’inspiration, la vraie, parlons cuisine !

Dernièrement, je me suis remise à cuisiner Coréen, Taiwannais et Japonais (enfin ça c’était avant que je ne tombe sur un blog Français qui m’a entraîné à ressortir mes recettes de pois et courges, mais j’en reparlerais). Et c’est ainsi qu’au détour d’un rayonnage je me suis laissée convaincre par un sachet de dosettes cappuccino Coréen.

Image Google : bien sûr à la maison, il n’y a pas de charmant dessin sur la crème …

cappuccino

Le sachet terminé, cela me faisait un peu de peine de débourser 5 dollars 99 (appelez-moi radine) pour 12 dosettes. Surtout que ma consommation, proche de l’addiction, est quotidienne à hauteur d’une à deux tasses.

Par-conséquent, j’ai ressorti un vieux paquet de café soluble (datant de l’époque où je vivais encore à Victoria, c’est dire !) et j’ai créé ma version home-made. Une cuillère de café soluble, une cuillère de sucre, un peu d’eau chaude et plus de la moitié de la tasse avec du lait de soja chaud. Ne manque que la douceur de la crème.

Cette histoire de breuvage me rappelle que dans la vie nul besoin de dépenser plus que de raison pour savourer son bonheur. Nul besoin de courir après les grandes enseignes, Starbucks & co. Nul besoin même d’avoir ce que l’on désirait initialement.

Car dans le cappuccino ce que j’ai aimé au début c’était le réconfort d’une boisson chaude et nouvelle, prise dans mon lit ou près de ma fenêtre, seule, écoutant le vent dehors. C’était de savoir qu’à l’autre bout de la planéte mon père prenait le même plaisir. C’était la facilité de la dosette. C’était le fait de grignoter quelques raisins en attendant que l’eau finisse de bouillir.

Puis ce fût le plaisir d’utiliser mon vieux paquet de café soluble. Faire quelque chose de ce que je croyais parti pour être perdu. Ce fût la joie visuelle de mélanger les ingrédients. Et surtout, ce fût de partager cette tasse gourmande du matin, certes plus vraiment un cappuccino, avec mon mari.

C’est maintenant le plaisir de l’entendre me dire dans un sourire qui lui monte jusqu’aux yeux : “cappuccino on the island ?”  matin après matin (traduction humoristique : “cela te dirait que l’on se prenne notre petit cappuccino du matin à la table centrale de la cuisine ?”).

C’est observer la naissance d’un petit rituel familial.

C’est avoir ma petite famille qui se crée.

Oui, c’est tout cela que je vois lorsque je mélange mon lait de soja et mon café sucré.

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