Une histoire de fourmis

fourmi

Il y a exactement deux jours, mon amie D., que j’ai rencontré récemment, m’a racontée un très beau souvenir de son enfance.

L’histoire se déroule dans le désert. Ses parents, sa sœur et elle-même étaient en voyage, la voiture avalant les kilomètres, lorsque finalement la faim se fit sentir et qu’une halte fût donc décidée pour un pique-nique improvisé. Après avoir déployé nappe et victuailles, la famille commença son déjeuner.

C’est alors que la sœur de D. se rendit compte qu’une fourmilière était à proximité. En effet, les fourmis affamées avaient entendu, ou senti, le pain que la famille se partageait. Prise de compassion, cette enfant d’environ six ans selon ma mémoire, se mit alors à rompre le pain au-dessus des fourmis.

Bientôt, le moment de partir arriva et la mère de D. empressa son petit monde à regagner la voiture.

Seulement, la sœur de D. eut le chagrin au cœur à l’idée de laisser ces fourmis livrées à elles-mêmes au milieu de ce désert hostile. Qui allait les nourrir ? Comment allaient-elles survivre ?

Comprenant l’inquiétude de son enfant, la mère prit le temps de s’assoir auprès d’elle et de la rassurer en lui disant tout simplement la vérité. Une vérité que l’on oublie trop souvent à l’âge adulte et que malheureusement on ne prend pas tellement le temps d’expliquer aux enfants.

Sœur de D. : Partir ? Mais qui va nourrir les fourmis quand je serais partie ? Elles vont mourir de faim sans moi !

Mère de D. : Crois-tu vraiment que tu as nourri les fourmis aujourd’hui ma chérie ?

Sœur de D. : Et bien j’ai partagé mon pain … Oh je ne peux pas les laisser maman !

Mère de D. : Rassure toi mon cœur. Ce n’est pas toi qui a nourri les fourmis aujourd’hui mais Dieu. Avais-tu décidé de t’arrêter précisément ici pour le déjeuner ? Savais-tu que la fourmilière était là ? Non mais Dieu sait que les fourmis existent et il sait qu’aujourd’hui elles avaient très faim. De la même façon que Dieu a décidé de ta présence aujourd’hui pour sustenter les fourmis, il décidera demain d’un autre moyen pour les protéger. Alors rassure toi ma chérie, nous pouvons partir et les fourmis resteront entres de bonnes mains. Les meilleures.

Ce court dialogue eut un impact majeur dans la Foi de la sœur de D. Sa compréhension de Dieu part de ce moment partagé avec les fourmis et expliqué par sa mère.

« …Et c’est Lui le Sage, le Parfaitement Connaisseur. Il sait qui pénètre en terre et qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y remonte… » (34:1-2)

Les personnes ne possédant pas la Foi en Dieu parleront de Destin mais pour moi c’est bien de Dieu qu’il s’agit. C’est bien lui qui décide de notre sort.

Lorsque nous achetons un sac de farine par-exemple, savons-nous ce que nous allons en faire et qui va en manger ? Non mais chaque gramme de cette farine a été destiné à quelqu’un.

Car c’est : « …Dieu qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l’Inébranlable. » (51:58)

Dieu pourvoie à nos besoins utilisant divers moyens pour nous faire parvenir ses bienfaits, car il est le meilleur Pourvoyeur. Parfois, l’on cuisine pensant que nous savourerons nous-mêmes le produit de nos mains et finalement notre sœur (ou tout autre personne) arrive et poussé par un quelconque sentiment nous lui faisons finalement cadeau du met tant convoité. Parce-qu’il en fût décidé ainsi non par nous mais par Dieu.

Tellement de détails de ce genre nous entoure sans que nous y prêtions attention.

Ce sont des choses que moi-même je ne prenais pas le temps d’analyser plus jeune mais qui maintenant me saute aux yeux et au cœur.

J’ai lu en ce début de mois une étude selon laquelle notre bonheur et sa qualité dépendrait de notre capacité à ressentir de la gratitude pour ce que nous avons et de notre aptitude à verbaliser ce sentiment de reconnaissance. N’entendez-vous pas régulièrement dire que les pauvres des pays en voie de développement sont finalement plus heureux que les riches propriétaires terriens ? Cela se constate aisément par leur sourires constant, leur rires permanents et la bonne humeur qu’ils semblent cultiver à chaque instant. Et pourtant, ils n’ont rien.

Parfois, juste un peu de thé et du pain. Souvent, ils dorment à terre et mangent avec leur mains.

Mais ils remercient chaque jour Dieu pour ses bienfaits : “Oui je suis pauvre mais ma vie spirituelle est riche. Oui ma bourse est vide mais mon cœur est plein. Oui je n’ai qu’un morceau de pain mais j’aurai pu ne pas même avoir ce pain. Oui je dors à terre mais ma maison est faite du bonheur des miens”.

Les très riches, les riches et les moins riches se plaignent quant à eux sans discontinuer, perdant de ce fait le bonheur qui était pourtant à leur pieds. Viendra un jour où ils seront interrogés sur leur vie et où ils répondront sûrs d’eux : “Je n’ai jamais rien vu de bon dans cette vie. Tout n’était que mauvais ! Je manquais de tout et rien n’allait”.

Ceux ayant réalisés le vrai sens du mot bonheur, qu’ils soient pauvres ou non, répondront à cette même question : “Quelle beauté que la vie qui me fût accordée ! Je n’ai jamais manqué de rien car toujours quelques petites choses étaient là pour me combler. Quelle belle vie vraiment !”

Pensez-vous que ces deux groupes de personnes sont à égalité ? L’un des deux groupes ne profite-t-il pas plus de la vie que l’autre ? L’un des deux groupes n’est-t-il pas plus destiné au bonheur dans cette vie et dans l’autre que l’autre ?

Alors je vous le demande : sommes-nous assez reconnaissants pour ce que nous avons ?

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L’image ci-dessus dit : “Si vous avez de la nourriture dans votre réfrigérateur, portez des vêtements, possédez un toit au-dessus de votre tête et un endroit pour dormir alors vous êtes plus riches que 75% de la population mondiale. Si vous avez de l’argent à la banque, dans votre portefeuille et quelque moyens alors vous êtes parmi les 8% de riches du Monde. Si vous vous êtes réveillez ce matin avec plus de santé que de maladie vous êtes plus bénis que le million de personnes qui ne survivra pas à cette semaine. Si vous n’avez jamais fait l’expérience du danger du combat, de l’agonie de l’emprisonnement ou de la torture ou des horribles douleurs de la famine alors vous êtes plus chanceux que 500 millions de personnes en vie et qui souffrent. Si vous pouvez lire ce message, vous avez plus de fortune que 3 milliards de personnes dans le Monde qui ne savent pas lire.”  

Et pour tous ces bienfaits, avons-nous seulement dit merci une seule fois ?

Je pense qu’il est grand temps de changer de perspective …

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